Chères Amies, Chers Amis,
Je vous invite à lire ci-dessous deux dépêches publiées hier, mercredi 18 janvier 2012, après l’intervention de Jean-Louis Borloo dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin.
Sommet social : Borloo veut "un plan massif d’activité partielle", AFP 18 janvier 2012
PARIS, 18 jan 2012 (AFP) - Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, a indiqué mercredi, avant l’ouverture du sommet social à l’Elysée, qu’il en attendait "un plan massif d’activité partielle", financé par l’abandon de la "niche Copé".
"Qu’est-ce que j’attends de ce sommet ? Un plan massif d’activité partielle, financé de manière publique, avec une nouvelle ressource qui est la fin de la niche Copé, qui nous rapporterait 5 milliards", a lancé l’ancien ministre sur BFMTV-RMC.
Comme on lui objectait que le gouvernement n’en voulait pas, il a lancé : "Attendez de voir, attendez de voir la fin de la journée !"
Créée le 1er janvier 2007, la "niche Copé", est une exonération d’impôt sur les plus-values à long terme sur la cession de filiales et de titres de participation.
"Le LBO, vous savez, ce truc invraisemblable qui pille les PME, enfin bref, les fonds de pension, à nouveau 5 milliards, ça fait 10 milliards", a poursuivi M. Borloo. Le LBO (Leverage buy out) est le rachat d’une entreprise à crédit par l’endettement.
L’ancien ministre a aussi insisté sur "le plan de formation, de mise à disposition des demandeurs d’emploi, des outils de formation professionnelle".
"Moins de 10% des demandeurs d’emploi accèdent à la formation professionnelle", a-t-il déploré. Il souhaiterait notamment un plan immédiat de rattrapage pour "les adultes qui ont des problèmes en lecture, écriture et accès à internet, il y en a trois millions".
Enfin M. Borloo réclame un effort puissant sur la production de logements et la garantie de location.
Jean-Louis Borloo veut poursuivre les agences de notation, Reuters, 18 janvier 2012
PARIS (Reuters) - Le député du Nord Jean-Louis Borloo envisage une action en justice contre les agences de notation ayant attribué depuis 2003 la note de crédit AAA, la meilleure possible, aux structures de titrisation portant des prêts dits "subprimes", accusées par les experts d’être à l’origine de la crise de 2008.
"La grande crise que nous avons connue et qui a ruiné nos économies (...), elle est venue parce qu’un monde spéculatif s’est mis en place", a déclaré mercredi l’ancien ministre de l’Ecologie de Nicolas Sarkozy sur RMC.
"Ces entreprises de notation ont été des acteurs spéculatifs pendant des années. Il y a des règles dans notre pays de responsabilité civile et (il faut) que des tribunaux nomment des experts pour évaluer les conséquences du travail de ces agences. On leur demande de réparer leur préjudice", a-t-il ajouté.
Jean-Louis Borloo n’a pas précisé les modalités de sa démarche mais a souligné que l’agence Standard & Poor’s, qui a décidé la semaine dernière d’abaisser les notes de neuf pays de la zone euro, ferait partie des entités éventuellement poursuivies.