Chères Amies, Chers Amis,
Je vous invite à lire ci-dessous la dépêche publiée samedi soir (4 février) après la Convention nationale projet du Parti Radical ainsi qu’un article paru dans Le Figaro aujourd’hui (6 février) intitulé "Jean-Louis Borloo présente 111 propositions" et une interview Laurent Hénart publiée ce matin dans l’Est Républicain.
Vous trouverez également ci-dessous la liste des candidats Radicaux aux élections législatives rendue publique samedi et la synthèse des mesures "incontournables" présentées par Jean-Louis Borloo lors du discours de clôture de la Convention.
Borloo pose ses conditions à l’ouverture de négociations avec la majorité
PARIS, 4 fév 2012 (AFP) - Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a présenté samedi à Paris les 111 propositions qui vont servir de "feuille de route" à son parti jusqu’aux élections législatives de juin et conditionner l’éventuelle négociation d’un accord avec l’UMP.
Le Parti radical a investi samedi 111 candidats, dont 38 femmes, pour les élections législatives, dont l’ex-secrétaire d’Etat Rama Yade dans les Hauts-de-Seine et l’ex-porte-Parole de l’UMP, Dominique Paillé, dans la circonscription du Benelux des Français de l’étranger.
M. Borloo, qui a renoncé à concourir à l’élection présidentielle, a également profité de la convention nationale que sa formation tenait samedi dans un hôtel parisien pour poser ses conditions avant de discuter avec l’UMP.
"Si la coalition se fait dans l’esprit +quoi qu’il arrive, on est ensemble+, ce n’est pas une coalition", a prévenu l’ancien ministre, devant environ 200 militants et cardes du Parti radical, dont Laurent Hénart, Jean-Paul Alduy, Yves Jégo ou Didier Bariani.
Parmi les "points non-négociables" avant d’entamer les discussions, M. Borloo a fixé notamment l’interdiction "immédiate" des activités spéculatives pour le compte propre des banques, l’instauration d’une taxe sur les transactions financières plus élevée que celle prévue par le gouvernement ou encore la fin de l’exonération totale des plues-values de cession de holdings.
"On est dans la période préférée des Français, celle des élections, mais elle n’est pas propice à prendre des décisions", a fait valoir M. Borloo. Mais "il faut des mesures préalables avant toute discussion, sinon nous considèrerons qu’il n’y a pas d’accord républicain possible", a-t-il mis en garde, sans jamais citer Nicolas Sarkozy.
"Jean-Louis Borloo présente 111 propositions"

- Le Figaro - 06.02.2012
Interview de Laurent Hénart
De retour de la convention nationale de sa formation, il commente les provocations de Claude Guéant et assume son indépendance.
Depuis le retrait de Jean-Louis Borloo, la voie radicale n’est-elle pas inaudible ?
Nous avons pris le temps de se préparer et cela nous a obligés à envisager 2012 autrement. Notre manifeste avec 111 propositions et 111 candidats dont 40 % de femmes constitue un peu le programme du candidat que nous n’avons plus.
Dans le détail…
On revient sur des points cruciaux comme la justice fiscale en supprimant les avantages des grands groupes, ce qui totalise 6 à 8 milliards par an. De même, il y a 25 milliards de recettes à retrouver en fiscalisant les flux financiers, notamment des fonds de pension. On souhaite aussi un Vendôme de la justice sur le modèle du Grenelle, avec une plus grande indépendance des parquets et un échevinage comme en Belgique pour être plus ouvert sur la société civile. De même sur le logement, on prévoit une garantie locative universelle, et sur les institutions, au moins 100 députés élus à la proportionnelle.
Votre fibre humaniste n’est-elle pas heurtée par droitisation du discours de Claude Guéant ?
Ma fibre humaniste est malmenée depuis longtemps, et déjà avec le discours de Grenoble, ou encore le débat surréaliste sur la déchéance de nationalité. On critique et on combat ces dérives. Sur la question des civilisations, les radicaux estiment que les personnes sont égales, donc les sociétés aussi. Vouloir hiérarchiser, c’est non pas un débat du XXI e siècle, mais du XIX e !
Les électeurs et militants modérés ne sont-ils pas Sarko-réticents, et donc tentés par Bayrou ?
Bayrou est candidat pour la troisième fois. On le connaît et sa sensibilité correspond effectivement aux modérés. Le problème, c’est sa position sur les accords politiques. Je sais ce qu’il pense du programme de François Hollande, mais il ne le dit pas. Or, le danger aujourd’hui, c’est la chape de plomb, l’absence de perspectives de progrès. Nos concitoyens sont paumés. Ils ont besoin de clarté, et c’est sur ces incertitudes que moissonne Marine Le Pen.
Comment expliquez-vous qu’à trois mois des législatives, l’UMP gèle votre propre investiture ?
Je paie peut-être le prix de mon indépendance et de ma visibilité auprès de Jean-Louis Borloo. Et je l’assume totalement, car les radicaux pensent que cette liberté est fondamentale. Une majorité, c’est l’addition de différences qui en font la richesse. Plus une majorité est monolithique, plus elle est faible.
Retrouvez l’interview sur ce lien.

- Liste candidats Radicaux législatives 2012

- Synthèses mesures incontournables